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 We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy

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MessageSujet: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeJeu Nov 12, 2015 2:12 pm

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Avant les premiers infectés, Chris n’était pas retourné dans la maison depuis l’enterrement de sa mère. La famille McMahon avait souvent déménagé, c’était le quotidien d’une famille militaire. Mais cette grande maison blanche, typiquement Américaine, avait été son dernier souvenir des Etats-Unis. Lui qui avait décidé il y a quelques temps de partir loin, très loin, il avait finalement du revenir, pour dire adieu à sa mère. Mais après  l’enterrement et les formalités familiales, Chris n’avait pas remis les pieds ici. Pourquoi ?  Tout simplement parce qu’il ne voulait pas retomber sous la tutelle de son père. Il n’avait plus rien à lui dire, surtout maintenant qu’il n’y avait plus sa mère pour le faire se sentir coupable. Alors, Chris avait pris une chambre d’hôtel pour quelques jours : il comptait repartir à l’étranger le plus vite possible. Mais évidemment, la Quarantaine avait tout changé. Chris s’était retrouvé pris dans le flot de survivants, et n’avait pas eu le temps de contacter sa famille. Il avait essayé d’aider les gens qui en avaient besoin, en attendant de pouvoir repartir de Chicago. Mais le chaos s’était emparé de la ville, et le seul choix possible avait été de suivre la masse. Suivre les instructions des militaires, suivre les familles désespérées… Et lorsque les jours s’étaient transformés en semaines, les survivants avaient étés de moins en moins nombreux. Tout s’était calmé, du moins en apparence. Car ce calme venait de la mort et de la désolation.

Mais le calme amenait la réflexion, et Chris n’avait qu’une chose en tête : sa petite amie. Il avait réussit à la contacter au tout début, avant que le Gouvernement ne décide de couper toutes les communications. Aucun moyen de savoir ce qui se passait. Chris ne pouvait pas l’appeler, ni lui écrire sur Internet… elle devait être inquiète. Ils n’avaient jamais été séparés aussi longtemps depuis le début de leur relation. C’était difficile psychologiquement de se retrouver sans personne de proche à qui parler. Mais il y avait peut-être une solution : peut-être que son père se trouvait toujours à Chicago. Si c’était le cas, il aurait forcément moyen de communiquer avec l’extérieur, ou au moins de passer un message. Bien qu’il ne supportait pas l’idée que son père fut son seul espoir, c’était pourtant sa meilleure option. La première fois que Chris eut le courage de chercher son père et de revenir, la maison était vide. Il avait laissé un petit mot, juste au cas ou, et était revenu deux semaines plus tard. Toujours rien. Pas de réponses, pas de nouvelle. Est-ce que son père était toujours à Chicago ? Chris n’en savait rien.

Il se rappelait d’une vieille radio militaire qui traînait quelque part dans le garage. Il ne savait pas si elle marchait encore, mais ça valait le coup d’essayer. Après tout qu’est ce qu’il avait à perdre ? Chicago n’avait plus rien à voir avec la vie normale, alors Chris avait l’impression qu’il pouvait faire à peu près ce qu’il voulait. Après tout, son père n’était pas là. De quoi avait il peur ? Chris réalisait qu’au fond, il avait toujours peur de décevoir son père. Même si c’était déjà fait. Mais si tout se réglait et que son père l’apprenait… Chris entendrait parler de cette histoire pendant longtemps. Mais aux grands maux, les grands moyens. Il avait une radio, et beaucoup trop de volonté. Chris se rassurait comme il pouvait : il ne comptait pas divulguer des informations secrètes : il voulait simplement envoyer un message à sa copine. Mais avant toute chose, Chris devait s’assurer que la radio était toujours là, et surtout : qu’elle pouvait servir. Après avoir fouillé quelques cartons : bingo. Chris attrapa la radio et alla se caler dans le grand salon tout blanc de la famille McMahon. Après quelques bidouillages, il alluma la radio un court instant : elle marchait.

Hésitant, il commença par chercher le contact d’un de ses amis de l’école militaire. Chris ne pouvait pas appeler directement sa copine, étant donné qu’elle était un peu à l’autre bout du monde. Mais il pouvait appeler quelqu’un sur le sol Américain, qui pourrait transmettre un simple message : tout allait bien. Mais là encore, pas de chance. Aucune réponse. Au bout de plusieurs essais, Chris se décida à réessayer quelques heures plus tard. Il attrappa un bouquin et se cala sur le canapé du salon, à côté de la radio, attendant une heure plus propice pour essayer de joindre son ancien camarade de l’armée. Page après page, il lui semblait retrouver un semblant de vie normale. Mais il manquait quelque chose. Haha ! Chris se leva et sautilla jusqu’au Graal : la collection de vin de son père. Il sélectionna avec soin une des bouteilles les plus chères, et sortit un verre pour aller avec. Autant se faire plaisir ! Chris était sur le point de revenir vers le salon lorsqu’un bruit vint troubler le calme de la grande maison.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeLun Nov 16, 2015 12:17 pm

- Sergent O'Reilly! Nous avons un problème. Je soupire. Pourquoi c'est à moi qu'on dit ça? Merde, je ne suis qu'un sergent. J'suis pas là pour prendre des décisions, je suis là pour diriger une équipe et mener une mission à bien sur le terrain, pas faire mon intellectuel. Mais pourtant, bon gré, mal gré, je hoche la tête en attendant que l'agent des com' me dise ce qu'il se passe et qu'est-ce qu'est le problème. On capte un message de l'intérieur de Chicago. Je fronce les sourcils. Ok, ça, c'est pas normal. On a coupé toute l'électricité, rien ne pourrait filtrer... Normalement. C'est une radio militaire, ou alors, le type est vraiment bon en électrique. C'est un ancien canal, mais ça fonctionne. Il n'y a aucun code dans le message et l'envoi est direct. Je garde les sourcils froncés. Je prends appui sur la table du soldat, fixant le plan de la ville sur l'écran d'ordinateur.

- Ok, on va aller voir ça. Prévenez le Mur que je sors avec une équipe réduite et donnez-moi l'adresse... Vous avez 5 minutes pour m'expliquer en détail ce qu'il se passe exactement.

Je ramasse mon M16 et je regarde la petite équipe autour de moi. Samurai, Ghost et Peacock. Deux binomes, ça devrait sufir, même si j'aime pas aller dans une ville de plusieurs milliers d'infectés avec seulement 4 personnes. Surtout pour arrêter un type avec sa radio. S'il a réussi à l'allumer, qu'est-ce qui me dit qu'il va pas en construire une autre demain ou après-demain? Mais les ordres sont formels. Aucun contact entre Chicago et le reste du monde, quel que soit le sens. Donc il faut arrêter la source dès maintenant. Car pour le moment le signal est arrêté par notre central, mais peut-être que l'émetteur trouvera un moyen d'aller plus loin. L'Etat de Quarantaine est déclaré, nous devons nous y tenir. Je prends Ghost, parce que c'est lui mon spécialiste radio. Samurai est son binome donc il vient aussi. Normalement, c'est Mother mon binome, mais elle a été envoyé ailleurs. Alors je prends Peacock qui est également un très bon élément. En moins de 15 minutes, on est prêts et les gardes du Mur nous laisse passer.

Sur un petit ordinateur accroché à mon bras, je suis l'itinéraire idéal. Nous avançons au pas de course, exterminant les infectés qui se dressent sur notre chemin. Nous parcourons les quelques kilomètres en un rien de temps. Le point lumineux indique une grande batisse imposante. Visiblement, les propriétaires étaient des gens qui aiment bien se faire voir. La maison se dresse sur une petite pente. Encore un signe de volonté et de pouvoir. Je renifle doucement, j'aime pas trop ce genre de maison. Mais bon, maintenant que la ville est un chaos absolu, ça m'étonnerait sincèrement que ça soit les proprio qui ont allumé cette radio... Un voisin, peut-être? Ou quelqu'un qui fouillait la maison. Le message enregistré par le central est très clair, prévenir une personne à l'autre bout du monde. Visiblement, l'émetteur semble calme, pas vraiment inquiet par la situation dans laquelle il est. Ghost et Samurai reviennent de derrière la maison, mais il n'y a personne.

Très bien, on va entrer... Je passe en premier tournant la poignée silencieusement. La porte tourne sur ses gongs, parfaitement huilée. Cette maison sent la perfection, ça m'énerve. On avance selon la procédure militaire, celui qui est devant s'arrête, les trois passent, puis à nouveau le premier s'arrête après quelques mètres, et les trois passent devant. Ainsi de suite jusqu'à ce qu'on arrive à destination. Lorsque je m'arrête à mon tour, j'observe les lieux. L'entrée est grande et il y a un petit guéridon juste à côté de moi. Je fronce les sourcils quand je vois une croix de guerre avec une vieille photo posée juste à côté. Ce qui me trouble, c'est que je connais cette photo. Il faut que je ratisse ma mémoire pour me rappeler. C'était y'a au moins 25 ou 30 ans! Un sentiment soudain me fait me tourner vers les photos encadrées au mur. Et quand je vois le portrait de famille, un bébé d'une vingtaine de mois, un ado de 16 ans, une femme et un homme, ça me déstabilise tellement que j'en tape dans le guéridon sans le faire exprès. Je recule brusquement, rompant magnifiquement la formation militaire.

- Scarecrow? J'ai l'impression que Samurai a hurlé dans mon oreillette, pourtant, je sais parfaitement qu'il n'a fait que murmurer. On a trouvé la radio. Dans le Salon. Je parviens à grand peine à tourner le regard et mes pieds vers le salon en question. La radio est d'origine militaire. Qu'est-ce qu'on en fait, Sergent?

- Trouvez qui a lancé l'appel. Il doit être dans la maison. Ramenez-le. Vivant.

Ghost, Samurai et Lewis partent donc, aussi silencieusement, ratissant chaque pièce. Je reste planté dans le salon en train de tenter de contenir toute ma surprise, ma rage, ma colère en mon fort intérieur. Celui qui a allumé la radio va revenir ici. Soit c'est vraiment ce qu'il voulait : transmettre un message. Soit il voulait nous piéger. En tout cas, je comprends pourquoi j'aime pas cette maison.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeMar Nov 17, 2015 8:56 pm

En entendant le bruit provenant de quelque part dans la maison, Chris sursaute et se baisse pour se cacher derrière le grand comptoir blanc de la cuisine. Même pas le temps de finir son verre de vin. C’est maintenant ça, Chicago. La ville ou on sursaute pour rien et qu’on a des réactions complètement paranoïaques. Mais c’est grâce à cet instinct qu’on arrive à survivre, non ? Chris se retrouve donc à moitié assis par terre, par réflexe, à attendre qu’un autre bruit survienne. Rien. Chris aurait presque un sourire qui se dessine sur son visage, il se trouve bête de se cacher d’un bruit aussi rapidement, sans même savoir ce que c’est. Mais la réalité fait qu’on n’est jamais trop prudent. Et si c’était des survivants ? Un infecté peut-être ? Ou son père. Si c’était son père, il arrivait vraiment au pire des moments.  C’était bien son style, tiens.

Chris resta accroupi derrière sa pseudo-cachette, longeant le comptoir de la grande cuisine, afin d’essayer de voir ce qui se passait. Il n’eut pas besoin de voir grand chose pour comprendre qu’il y avait des militaires dans son salon. Les lèvres de Chris prononcent alors un ‘merde’ silencieux alors que son esprit cherche comment sortir de là sans se faire remarquer. Il se dit qu’il a un avantage, il connaît la maison, mais… il sait aussi qu’il n’y a pas de porte de sortie dans la cuisine. Est-ce qu’il ne ferait pas mieux de se rendre ? Décisions, décisions. Assumer ses conneries n’avait jamais été son truc. S’il y avait des militaires, peut-être que son père les avait appelés. Et là d’un coup, il avait vachement moins envie de le croiser. S’il apprenait que son fils essayait de communiquer illégalement en pleine quarantaine… non, Chris ne voulait plus prendre ce risque. Mais comment sortir d’ici ? Il savait qu’il n’avait que quelques secondes pour bouger de là. La bouteille de vin et le verre étaient toujours sur le comptoir au dessus de lui. Tout ça indiquait bien trop clairement sa position.

Un ordre se fit entendre, mais Chris n’arrivait pas à entendre ce qui venait d’être dit. Les militaires n’allaient quand même pas tirer sur un civil, et s’il restait accroupi, même si il était repéré… au moins on ne le prendrait pas pour un infecté. Dans ce genre de moment, Chris savait qu’il avait raison : il n’avait jamais été fait pour les situations dangereuses. Il était plutôt lâche que courageux, et même si le bon sens lui disait de signaler sa position, son corps voulait foutre le camp d’ici. Chris réussit à s’avancer d’un coup vers un des couloirs et à sortir de la cuisine, toujours baissé au maximum. Il essayait de calmer sa respiration, mais l’adrénaline avait pris le dessus. Et maintenant quoi ? Le couloir traversait plusieurs pièces de la maison, mais au delà des fenêtres, sa seule option aurait été se cacher dans un placard. Chris hésita un instant. Il savait que les militaires allaient faire le tour, et qu’ils tomberaient sur lui quoiqu’il essaye de faire. Bon. Chris se releva dans le couloir, pris une grande respiration et dit d’une voix forte et claire :

Chris : Je suis là, tirez pas !!!

Immédiatement, les pas qui se rapprochent.  Et plus personne ne se préoccupe de faire du bruit, comme par hasard. Chris lève les mains en avance, bien avant qu’on le lui demande : il sait plus ou moins à quoi s’attendre. Mais ce n’est jamais plaisant d’être du mauvais côté d’une arme. Il essaye de continuer à parler pour s’expliquer mais se retrouve contre le mur le temps qu’on le fouille pour s’assurer qu’il n’a rien de dangereux sur lui.

Chris : c’est bon doucement, je suis pas armé putain…

Comme si ça allait changer quelque chose de dire ça. M’enfin. Quand même, question de principe. Chris se fait alors embarquer jusqu’au salon, ou se trouve un autre militaire. Chris ne sait pas ou regarder, n’osant pas dévisager les mecs du regard : est-ce que son père est lié à leur présence ? Ou bien… Chris regarde la radio qui lui fais de l’œil ironiquement. On l’assoit sur le canapé, et il sent des regards sévères, énervés et pas très sympathiques dirigés vers lui.

Chris : je faisais rien de mal, je jure. Je…

Mensonges. Même lui l’entend dans sa voix. Il n’a jamais été doué pour raconter des conneries, parce qu’on ne l’a pas élevé comme ça. Mais rien que de voir des militaires, ça lui donne envie de se rebeller. Il eu même un petit rire nerveux. L'insolence. Ca lui rappelle toutes les fois ou il n’a rien osé dire. Mais il comprend qu’il ferait mieux de la fermer au lieu de s’enfoncer, et que sa situation actuelle n'as rien de drôle. Alors Chris se tait, et fixe la radio en attendant qu’on lui adresse la parole.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeMar Nov 24, 2015 9:12 am

Cette maison... Je ne la connais pas. Je suis né dans la ville de Seattle. Les 15 ans qui ont suivi, enfin, un peu plus, j'étais toujours à Seattle. Cette maison-là, je ne la connais pas. Et pourtant, les personnes sur les photographies, je les reconnais. C'est ceux que je fuis. Je fuis sans les fuir, car je me tiens informé de leur agissement. Enfin, surtout le chef de famille. Parce que lui, il est connu dans tout le pays et je fais attention à ne jamais le croiser. Je préfère rester modeste parce qu'ainsi, je n'attire pas l'attention. Je risque la Cour Martiale pour usurpation d'identité, mensonge au Corps de l'Armée et également la foudre divine de ce chef de famille. Mais maintenant que je regarde la pièce, je remarque certains meubles que je reconnais. Ils ont déménagé, mais ont gardé deux ou trois choses. Le vieux bureau de la grand-mère. La table avec le dessus de marbre qui appartenait à une grand-tante je crois. Et puis ce portrait... Façon année 1800 de ce Pater Familia. Pendant 15 ans, je n'y ai pas fait attention, et puis, j'ai commencé à détester ce portrait... Si seulement il savait que...

Chris : Je suis là, tirez pas !!!

La voix vient d'une autre pièce et rapidement, j'entends le bruit de mes soldats converger vers la source de la voix. Je sais qu'il ne leur faudra que quelques secondes pour qu'ils reviennent avec le Civil. Je sais qu'il ne s'agira pas du chef de famille, parce que ce dernier est bien au chaud, à la Maison Blanche en ce moment-même. C'est peut-être simplement un type qui fouillait une maison à la recherche de provision, ou quelque chose comme ça. Mais merde, entre toutes, il a choisi celle-là quoi. Je n'ai qu'une envie, me casser d'ici et mettre cette foutue barraque loin derrière moi. Je tourne le regard vers la porte et un jeune homme est poussé par Ghost qui le force à s'assoir dans le canapé. Samurai va jusqu'à la fenêtre pour faire le gué. Peacock arrive deux secondes plus tard et nie du chef. Ok, rien d'autre. Pas un zombie, pas un vivant. Donc ce type semble avoir utilisé la radio par ses propres moyens. Je jette un coup d'oeil à la radio en question. Je la connais bien cette radio. J'ai dû la monter et la démonter un milliard de fois, forcé par ce chef de famille omniprésent.

Chris : je faisais rien de mal, je jure. Je…

- Vous avez rompu le silence radio imposé sur la ville. C'est en soit quelque chose de mal. J'ai répondu sans hésitation, comme un automate. Je n'y fais pas attention, après tout ce temps passé dans mon unité. Je ne suis pas là pour faire dans le chichi, je suis là pour appliquer des ordres. Et l'ordre est simple : neutraliser la radio. Je pointe dans la direction de la radio. C'est à vous? Bien sur que non ce n'est pas à lui, vu que je connais le propriétaire et ce propriétaire a bien 40 ans de plus, celui-là, il a une vingtaine d'années, tout au plus. Pourquoi vouliez-vous contacter l'extérieur? Cela fait plusieurs mois que la Quarantaine a été mise en place. Bon, au lieu de poser des questions dont je connais déjà les réponses, vu la logique, je vais poser des questions qui pourront me permettre de pondre un rapport correct. Pour paraitre un peu moins froid d'abord, je retire mon casque et m'assois sur l'accoudoir d'un fauteuil, mon M16 sur les genoux. Votre nom?

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeMer Nov 25, 2015 2:36 pm

Lorsqu’on vit entouré du chaos total, on se sent amené à prendre certaines libertés. Toutes les règles sociales semblaient avoir disparues, même si les civils s’accrochaient au passé. Chris entendait souvent les survivants dire qu’il ne fallait pas perdre de vue ce qu’on était avant la Quarantaine. Mais ce n’était pas si simple : ça paraissait faux. Difficile d’oublier les morts. Difficile de ne pas avoir l’impression d’avoir été abandonné par le Gouvernement. Enfermer les gens pour les ‘protéger’… tu parles. Chris avait plutôt l’impression qu’on les laissait mourir à petit feu. Alors il n’avait pas pensé que des militaires pouvaient faire attention aux ondes radios. Du moins… il s’était dit que ça passerait inaperçu. Mais il avait tort, et devait revenir à la réalité du monde, ce même monde dont personne à Chicago ne semblait plus faire partit. Ah ouai, donc il faut faire des conneries pour exister? Il avait surtout peur que le nom de son père soit prononcé, et Chris se retrouvait à souhaiter très fort : faites que ça n’aie aucun rapport. Un des militaires commence à lui parler, lui disant qu’il n’avait pas le droit de faire ça. C’est dans ces moments là qu’il vaut mieux ne rien dire : il sait. Il sait très bien qu’il a déconné et qu’il n’aura pas d’excuses valables à leur donner. Parce qu’il se doute que les militaires n’en ont rien à faire de sa petite amie. Mais qu’est ce qu’ils peuvent bien lui faire, le foutre en taule ? Cette ville est déjà la pire des prisons. Le militaire lui demande si la radio lui appartient, et Chris lève la tête vers l’homme, le regardant vraiment pour la première fois. Il a l’air bien trop sérieux, ça lui rappelle l’école militaire et tous ces gens qui se prennent pour Rambo. Toujours dans le sérieux, toujours à donner ou suivre des ordres. Tout ce que Chris a voulu fuir en partant de ce putain de pays. Puis, il regarde la radio, marmonnant une petite réponse. Est-ce que la radio lui appartenait ?

Chris: Si on veut…

Parce que bon, dans un sens, si son père était mort, ça lui appartenait. C’était le seul héritier de la famille. Sauf son frère qui avait préféré abandonner le navire il y a bien longtemps, et qui était peut-être mort aussi. Alors merde, dans un sens, Chris était chez lui. Il n’avait rien répondu lorsqu’on lui demandait pourquoi il voulait contacter l’extérieur. Il n’avait pas de bonne réponse. Et puis… si les militaires l’avaient trouvé, ils devaient avoir intercepté sa tentative de message. Valait mieux ne pas s’enfoncer en essayant de se justifier. Il avait bien envie de leur dire que son père était un militaire connu pour qu’on lui lâche un peu la grappe. Mais ça risquait de lui apporter encore plus d’emmerdes alors… il fit comme si ce n’était pas important. Peut-être qu’ils ne feraient pas le lien avec son nom de famille ? On pouvait toujours rêver, même en pleine apocalypse. Le militaire qui semblait gérer les autres continua son interrogatoire, et Chris restait calme, poli, sans élever sa voix, comme si ça pouvait lui donner quelques bons points.

Chris: Chris. (…) McMahon. C’était la maison de mes parents.

Il aurait bien aimé leur dire qu’il avait le droit d’être là, que c’était toujours une propriété privé, et tout. Mais ce n’était pas une bonne idée de chercher le conflit. Parce que c’était lui qui était en tord. Et qu’on n’allait pas le laisser partir comme ça. Mais Chris était un bavard. C’était toujours plus fort que lui, fallait qu’il en rajoute, il fallait qu’il communique. Après tout, c’est ça qui l’avait foutu dans cette situation.

Chris: Ecoutez je sais que j’aurai pas du faire ça. Je voulais juste qu’on sache que j’étais toujours vivant.

Qui sait, peut-être qu’un des militaires avait encore un peu d’humanité quelque part, caché sous les armes et tout l’attirail de guerre. Le militaire qui posait les questions s’était assis, l’ambiance était calme et plus propice à oser dire les choses comme elles étaient.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeMer Nov 25, 2015 10:49 pm

Si on veut? Ca peut vouloir dire plusieurs choses, comme par exemple, il s'est autoproclamé propriétaire de la radio alors que celle-ci appartient au bonhomme sur le tableau. Et je suis bien placé pour le savoir. Mais ça peut aussi vouloir dire qu'il est l'un des enfants de ce type. Et il n'est pas le plus vieux, vu que le plus vieux, c'est... Lentement, je commence à comprendre, avant même mes hommes, avant même le jeune homme présent. Il faut que j'arrive à m'en débarasser avant que la situation ne devienne assez cocasse et délicate. J'ai pas envie qu'on me reconnaisse, ça fait plus de 20 ans que j'ai vécu sous un faux nom, j'ai pas envie que ce... civil vienne tout foutre à l'eau, surtout devant mes hommes. Mais il faut être certain avant de faire quoi que ce soit. Voilà pourquoi je demande son nom. Chris... Ca me fait l'effet d'un poignard dans le coeur. C'était il y a bien longtemps, mais je m'en souviens comme si c'était hier. Et vient ensuite le couperet qui abrège mes souffrances et m'élimine directement. McMahon.

- Bord*l de put*in de m******rde. C'est le fils du GenGen.

GenGen ou Général en Chef des Armées. J'ai pas encore réagi. Toute ma concentration est figée sur mes traits. Je ne dois rien montrer. Rien du tout. Je serre la machoire de toutes mes forces. Mon poing sur mon arme se contracte. Lentement, comme sortant d'une torpeur, je tourne lentement la tête vers l'homme qui vient de parler. C'est Ghost. Il est en train de regarder Chris comme s'il voyait un OVNI pour la première fois. J'avoue que Chris est mal tombé, car mon unité vénère litéralement le Général en Chef des Armées. Arthur McMahon Sr. Et ils ont vite fait le rapprochement entre la peinture au mur, le nom de famille qu'a donné Chris et le fait que ça soit "la maison de ses parents". J'avais fait ce rapprochement quelques secondes plus tôt, pour la simple et bonne raison que seuls les membres de cette famille peuvent faire fonctionner la radio, vu comment elle a été bidouillée, sans parler que j'en faisais partie aussi, de cette famille. Et puis, les probabilités étaient faciles à éliminer. Il n'y a que deux frères et si l'un, c'est moi, l'autre... ça ne pouvait être que Chris. Bon sang.

- Ghost. J'ai l'impression que ma voix sort des entrailles de la terre. Emène Samurai et Peacock. Etablissez un périmètre de sécurité, on va rester là, le temps de mettre les choses au clair. Il hésite. Après tout, c'est lui le responsable radio, c'est lui qui devrait vérifier le matos. Je me charge de la radio. C'est pas vraiment dans mon habitude de donner un tel ordre, mais l'ordre est clair et Ghost s'exécute dans un hochement de tête. Les trois hommes sortent de la pièce. Je replace mon attention sur Chris. Très bien, il faut y aller avec des pincettes et faire attention à ce que je dis maintenant. Vouliez-vous contacter votre père? J'ai bien entendu le message tout à l'heure, mais je redemmande, pour être certain que c'est bien lui qui a envoyé l'annonce radio. Je me demande si je dois prévenir les autorités à Washington. Peut-être que le paternel voudra faire exfiltrer son fils. Mais en même temps, ça voudra dire qu'on devra se recroiser et j'ai pas envie de voir Arthur McMahon Sr. Il pourrait me reconnaitre. Même si j'ai pas ses traits physiques, je suis quand même son fils. On va devoir détruire la radio. Ma voix bizarrement s'est adoucie. Mais inconsciemment, je ne peux pas envoyer chier mon propre frère. C'est pas contre lui que j'ai de la rancoeur. Je me demande si lui aussi, il a du se coltiner toutes ces années à l'école militaire. Puis, il y a un sentiment nouveau qui apparait. Je m'en veux. Je m'en veux de l'avoir abandonné tout seul dans cette famille froide et distante. Vous êtes seul? Ou vous avez trouvé refuge dans le "Village"? Oui, les militaires ont connaissance de la Zone A. Avec le survol des drones on a vite vu qu'il y avait du mouvement dans un espèce de camps retranché. Où sont les autres membres de votre famille? J'indique le cadre, assez ancien, celui du portrait de famille, avec le couple, l'adolescent et l'enfant en bas âge. Celui où l'on est tous les 4. J'm'en fous un peu de la réponse, disons que sur les 4, je sais où 3 sont exactement. 2 dans cette pièce, 1 à Washington et l'autre... notre mère, j'aimerais savoir. Je sais que j'aurai dû prendre des nouvelles bien avant, mais IL l'aurait découvert. Il découvre toujours tout et j'ai aucune envie de me frotter au paternel. Mais je ne sais pas où est notre mère et je me dis que s'il a laissé son fils pourrir dans Chicago, peut-être qu'il aurait pu le faire pour notre mère également. J'espère qu'elle est en vie, oh oui, j'espère... Et puis... J'ai aussi besoin de savoir indirectement s'il m'en veut ou pas. Il était encore jeune quand je suis parti, mais sait-on jamais, peut-être que le paternel a retourné toute sa froideur contre lui?

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeJeu Nov 26, 2015 2:42 am

Et merde. Vu les réactions instantanées, Chris est coincé : tout le monde à l’air de connaître la carrière du paternel. Mais ils ont tous l’air surpris, ce qui veut dire que leur présence ici est uniquement lié à la radio. Ouf. Du coup, lorsqu’on lui demande si il veut contacter son père, et Chris a un petit rire nerveux avant de répondre tout de suite :

Chris: Haha. NON.

Puis il se rappelle qu’il est en train de parler à un militaire qui ne risque pas de comprendre pourquoi Chris n’a aucune envie de parler à son père et qu’il prend cette question comme si on venait de lui faire une blague. Parce que bon, contacter son père, c’est LE truc qu’il préfère éviter. Chris s’inquiète d’ailleurs un peu de voir les autres militaires sortir. Mais il ne peut pas vraiment leur dire hey, les mecs, vous pouvez garder un secret ?

Chris: Je voulais contacter un ami… pour qu’il contacte ma copine.

Pas très prestigieux tout ça. Et Chris n’était pas fier d’avoir fait déplacé plusieurs militaires pour une raison pareille. Mais il faut être parfois être égoïste et penser à soi. Chris s’affala dans l’arrière sur le fauteuil, contemplant la radio, dernier petit espoir sur le point de disparaître. Adieu communication avec le monde extérieur. Bonjour, emmerdes supplémentaires. Pourtant, il était apaisé. Son cœur s’était arrêté de battre comme un fou dans sa poitrine, et il arrivait à tenir une discussion normale, même si c’était avec ce qu’il détestait le plus : un militaire. Mais pourquoi se sentait-il aussi à l’aise, d’un coup ? C’était peut-être le vin, le canapé, cette maison, ou la façon dont l’homme lui parlait. On lui dit que la radio doit disparaître. Rien de surprenant. Alors, après un soupir de dépit, Chris répondit calmement :

Chris: Ok… je comprend.

Visiblement, tout le monde avait compris qu’il était le fils de Arthur McMahon. C’était raté pour la discrétion, à tous les niveaux. Alors il devait être irréprochable et coopératif, car l’honneur de la famille était en jeu. Et bordel, qu’est ce que ça pouvait l’énerver de penser encore comme ça… Mais il avait vu les regards des militaires changer, et ça lui rappelait des souvenirs. Maintenant il fallait faire gaffe aux mots qui sortaient de sa bouche. Le truc qu’il avait toujours eu du mal à faire. Et puis… sa copine lui avait appris à repousser ses barrières, c’était trop tard. L’honnêteté avant tout. Parler avec sa tête et avec son cœur. Ne pas être limité par son éducation. Tout ça, il l’avait apprit en voyageant, en Europe, là ou les gens réfléchissent par eux même au lieu de soutenir aveuglément son pays. Chris trouvait son bonheur dans l’humain, loin de la guerre, loin des armes. Son arme à lui, c’était devenu l’image.

Chris: Je suis venu ici tout seul, mais je squatte dans le… village, ouai.

Ils appelaient ça le village ? Chris aurait plutôt appelé ça un taudis. Une prison ou même les moustiques devenaient mortels. Un piège ou tout le monde attendait une seule chose : la mort. La mort, ou un miracle. Tous ces pauvres gens qu’il voyait prier. Comme si ça pouvait les sauver. Comme si entasser tout le monde au même endroit était l’idée de géni pour empêcher un virus de se propager. Merci, le gouvernement. Merci, la constitution Américaine qui nous laisse croire qu’on est libre, jusqu’au moment ou… en fait, non. Liberté de parole, mon cul. Le militaire continuait ses questions et Chris répondait sans hésitation, voulant jouer cartes sur table. Et là arriva la question difficile : la famille. Et ce fameux portrait qui laissait croire à une jolie petite famille souriante, heureuse, unie. Quelle blague. Chris regarda à son tour ce portrait en répondant à la question fatidique :

Chris: Et bien… je n’ai pas vu mon père depuis la Quarantaine et je n’ai pas de nouvelles. Mon frère s’est tiré il y a longtemps. Et ma mère…

Rien qu’en prononçant le mot mère, Chris eut naturellement les larmes aux yeux. Mais il ne voulait pas se laisser aller devant le militaire. Il regarda quelques instants dans le vide, histoire de penser à autre chose, de se concentrer, pour qu’aucunes larmes ne coulent. Sa mère était décédée peu avant le début de la Quarantaine, et on ne savait pas vraiment ce qui s’était passé. Ca avait été très soudain, et avec le recul… sa mère était sûrement morte à cause du virus. Mais Chris n’était pas là lorsqu’elle était malade. Il avait du assister à l’enterrement sans avoir pu lui dire au revoir. Sans avoir pu lui dire qu’il l’aimait, sans pouvoir la serrer dans ses bras une dernière fois. C’était aussi pour ça qu’il voulait voir sa petite amie. Il ne voulait pas disparaître comme sa mère, loin de tout ce qu’il aimait, de tout ce qu’il était… Chris se redressa un peu pour garder un certain self control et ne pas laisser ses émotions prendre le dessus.

Chris: Ma mère est morte il y a quelques mois. Probablement à cause du virus.

Evidemment que Chris se sentait seul. Tout le monde était mort, disparu, ou à l’autre bout du monde… Et lui se retrouvait là à raconter sa vie à un militaire qui n’en avait sûrement rien à foutre de sa p’tite misère. Il devait voir et vivre bien pire tous les jours. Alors Chris tenta de faire un peu d’humour. Même si c’était surtout pour éviter de pleurer. Ca avait toujours été sa manière de s’échapper d’une situation gênante.

Chris: Rien de mieux qu’une famille unie hein ? Hm.

Chris avait quand même bien envie de changer rapidement de sujet. Il avait l’impression de ne plus avoir de famille, au fond. Sa famille, c’était sa p’tite amoureuse. Mais il flippait : il ne voulait pas que son père soit au courant de cette mésaventure. En admettant qu’il soit encore en vie. Et Chris en était à souhaiter la mort de son père. Oh ce n’était pas la première fois, mais peut-être que là, il le pensait vraiment. Il l’avait aimé, jadis, mais le temps et la distance avaient tout changé. Chris avait compris bien des choses, et il n’y aurait plus de retour en arrière. Il n’arriverait plus à avoir de la sympathie pour l’homme qui l’avait élevé. Plus d’excuses, plus de pitié, plus de regrets, à part celui de ne pas être partit plus tôt. Chris aurait du faire comme son frère, qui devait être à Cuba en train de boire des shots de tequila, ou au Canada isolé dans la nature… Revoir ce portrait de famille lui rappelait la vie qu’il aurait pu… ou du avoir.

Chris: Pour en revenir à mon père... je préfèrerais qu'il soit pas au courant.

C'était bête d'essayer de négocier dans sa situation, mais il n'avait rien à perdre à tenter le coup. Chris eut un petit regard vers le militaire, un mélange de 'je perds pas le nord' et de 'pitié soit cool'. Si ça se trouve, ses collègues étaient déjà en train de transmettre toutes les informations, et il parlait dans le vent. Alors il décida d'apprendre à la fermer (pour une fois!) et de laisser les choses se faire. Chris était plutôt bien tombé, les mecs n'avaient pas l'air de cowboys, alors il ne voulait pas pousser trop loin.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeJeu Nov 26, 2015 7:42 am

Ouf, il ne voulait pas parler au paternel. Parce que moi non plus, je n'avais pas envie de parler au paternel. J'avais pas envie d'appeler Washington, de leur dire que le fils du Général était coincé dans Chicago et est-ce qu'il fallait l'extrader. Parce qu'on m'aurait fait aller à Washington pour que je leur donne en personne les informations, que ça soit oui ou non d'ailleurs. Les Généraux ont des privilèges et j'avais pas envie de voir le paternel juste en face de moi. Non, c'était la dernière chose que je voulais au monde. Je hoche la tête. Très bien, il n'y aurait donc pas de contact avec Washington. Personne ne doit savoir que Chris McMahon est à Chicago. Je pose donc la question sur qui il voulait contacter.

Chris: Je voulais contacter un ami… pour qu’il contacte ma copine.

Je le regarde longuement. C'est bien lui qui a utilisé la machine. Je soupire. Tout ça pour une "copine". Est-ce que j'aurai fait de même pour Mother? Bien évidemment que j'aurai fait ça pour Mother. J'aurai tout fait pour pouvoir la contacter, pour être certain qu'elle soit saine et sauve et pour lui dire que moi aussi, j'étais bien vivant. Mais les ordres sont les ordres, je dois détruire la radio car il pourrait recommencer. J'ai jamais aimé devoir bidouiller la radio, mais au final, j'y tiens bien plus que je ne voulais le croire. Aaaaah, ce n'est pas évident. Je soupire une nouvelle fois. Chris comprend. Lui aussi doit tenir à cette radio... Ou pas du tout, j'en sais rien, mais je sais qu'elle est dans notre famille depuis... ouuuuh, au moins depuis la Seconde Guerre Mondiale. C'est une radio de dinosaure, mais après tout, c'est toujours le vieux matos qui résiste le plus.

Alors pendant qu'il m'explique où est-ce qu'il vit, je me charge de la radio. Je ne m'en rends pas compte, mais je me trahis moi-même, car j'ouvre la radio et retire le composant qui permet à la radio de fonctionner. Il n'y a que bien peu de personne qui connaisse cela. Et je suis certain que Ghost, qui est pourtant notre opérateur radio ne le sait pas. C'est une radio de la WW2, alors seuls ceux qui l'ont utilisé en connaissent les secrets, eux ou les propriétaires de la radio... Le composant, je le fourre dans ma poche, j'ai pas envie de détruire la radio, car j'y tiens, oui, mais je ne peux pas la laisser en état de marche. Chris explique qu'il vit en effet dans le "Village", mais il semble solitaire quand même. C'est de famille je crois...

Chris: Et bien… je n’ai pas vu mon père depuis la Quarantaine et je n’ai pas de nouvelles. Mon frère s’est tiré il y a longtemps. Et ma mère…

J'ai fait attention à mes mots quand je lui demande où est le reste de la famille, parce que je veux savoir où est notre mère, c'est surtout ça qui m'intéresse. Il ne sait pas où est le paternel? C'est pas grave, moi je le sais. Son "frère" est parti? Ouai... S'il savait que son frère est juste en face de lui. Et la mère... Non, il n'a pas le droit de planter le suspens là... Il doit continuer, il doit dire ce qui est arrivé à notre mère, je veux savoir. D'un certain côté, j'ai BESOIN de savoir. Je prends mon mal en patience. Je serre les dents, le poing. Je ne peux pas lui hurler dessus pour qu'il me dise ce qui se passe avec notre mère. Et puis finalement, Chris reprend la parole, affirmant qu'elle était morte. Sans pouvoir me contrôler, je laisse passer un petit soupire, comme un coup porté en plein coeur. Elle est morte il y a quelques mois. Je hais le paternel encore plus. Il aurait dû la protéger, l'emmener à Washington, l'entrainer loin de la Quarantaine, loin de la contamination. Je le déteste vraiment. Mon poing se serre à son paroxysme. Il me semble même que mes ongles traversent ma peau.

Chris: Rien de mieux qu’une famille unie hein ? Hm.

Je hoche lentement la tête, incapable encore de parler. Je ne dois pas déverser ma colère. Et puis, il parle de nouveau. Il ne veut pas que le paternel soit au courant. Très bien, je hoche une fois de plus la tête. Non, je ne dirais rien à personne. Ca ne sera pas compliqué de l'ordonner aux autres. De toutes manières, ils savent que ce n'est pas leur affaire. Donc ils ne diront rien. Je tourne la tête vers la radio. Maintenant qu'elle est mise hors d'état, qu'est-ce qu'on fait? On se casse? Les ordres étaient de neutraliser la radio et la détruire. Je ne l'ai pas détruite, mais elle ne fonctionnera plus. Alors oui, je pense qu'il faut qu'on retourne au Mur pour faire notre rapport. Mais en même temps, le Destin (même si je n'y crois pas) m'a fait mettre devant Chris McMahon. Mon frère. Et même si on ne s'est pas réellement connu, il reste mon frère. Je soupire.

- Comment s'appelle votre copine? et où est-ce que je peux la trouver? Je ne peux pas vous extrader, mais je peux peut-être faire passer le message. Je lui dois bien ça, non? Même si c'est pas certain que je pourrais la contacter, je dois essayer. C'est l'instinct familial je crois. Protéger les siens. Et une petite voix me dit que je dois quand même prendre soin de mon frère, même si je ne dois pas me faire connaître comme tel. A l'avenir, évitez de tenter un contact avec l'extérieur. La prochaine fois, ils pourraient envoyer des gars plus chatouilleux... Et ne vous inquiétez pas pour le Général. Arthur McMahon Sr. est sans doute dans son bureau à Washington en ce moment même. Il gère tous les militaires réquisitionnés pour la Quarantaine.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeMar Jan 12, 2016 11:37 am

Il y avait ce sentiment intense dans l’atmosphère. C’était normal pour Chris, vu qu’il venait de parler de sa famille et de s’ouvrir à un parfait inconnu. Lui qui avait l’habitude de ne parler qu’a sa petite amie, qu’est ce qui lui arrivait ? La solitude lui faisait faire n’importe quoi. Il risquait gros à raconter la vie personnelle de sa famille. Si son père l’apprenait… Mais putain, pourquoi est-ce qu’il n’arrivait pas à le sortir de son esprit. La famille était le plus vorace des virus, indestructible, même dans la mort. Alors bon, parler de la mort de sa mère, ça lui ferait toujours penser à sa famille. Son père qu’il ne voulait plus voir, et sa mère adorée qu’il ne pourrait plus jamais serrer dans ses bras. Et son frère, évidemment. Ce fantôme qui semblait toujours présent, et toujours absent à la fois. Le frère qui aurait du être présent lorsqu’il grandissait, pour le défendre, lui apprendre des trucs, bref, faire des trucs que font les grands-frères. A la place, Chris n’avait eu personne. Heureusement, il y avait eu les livres, seul échappatoire un peu cool lorsqu’on déménage souvent. Du coup il était là, à déballer sa vie à un militaire. L’ironie totale. Ce monde le surprenait toujours à des moments étranges. Chris devait devenir complètement à l’ouest à cause de la solitude, il aurait presque juré que le militaire était touché par son histoire. Chris n’avait pas eu l’habitude de voir un militaire avec des émotions. Mais p’têtre qu’il hallucinait complètement.

On lui demandait le nom de sa copine. Lueur d’espoir dans son regard : sérieux, il allait prendre le temps de l’aider ? Cool. Si Chris avait cru en Dieu, il lui aurait dit merci. Mais bon, c’est plutôt au militaire qu’il devait dire ça…

Chris : Elle s’appelle Ella Masakova. (...) Merci, c'est sympa.

Petit temps de pause, hésitant fortement entre dire merci ou se la jouer silencieux. 'Merci c'est sympa', certes, l'art de parler à un militaire, bravo. Mais non, Chris ne pouvait jamais la fermer, c’était toujours plus fort que lui. Et plus il essayait de se taire, plus il avait tendance à dire des conneries. Le militaire le rassura en lui apprenant que son père était toujours vivant, et bien à l’abris, comme par hasard. La vie n’était pas juste. Pourquoi est-ce que Chris se retrouvait là, et pas son putain de père ? Il avait bien envie de dire qu’il ne s’inquiétait pas, qu’il n’en avait rien à foutre, et que son père était un… bref, on se comprend, ne soyons pas vulgaires. Et puis, il n’était pas entièrement persuadé que les militaires n’allaient pas tout répéter au Général. Mais, peut être que si il continuait de parler de son père, les militaires seraient de son côté à lui.

Chris avait observé le militaire bricoler la radio, faire les mêmes mouvements qu’il avait vu faire par son père et son grand-père. Au fond, Chris avait toujours admiré les militaires et leur capacité à tout donner pour leur pays, ou pour leur camarades. Lui avait toujours voulu être le style de mec qui fonçait vers le danger, qui pouvait surmonter ses peurs, rester concentré, et être toujours prêt au combat. Alors, ses yeux d’enfants avaient longtemps observé les gestes des aînés. Et en observant le militaire, il avait l’impression de retourner dans le passé, quand il regardait son père. Le fait d’être assis au milieu de son propre salon n’arrangeait rien à la chose. Il se sentait de moins en moins en danger, et la situation semblait presque lui sembler normale. Normale, ou familière.  

Chris : C’est marrant, quand j’étais petit mon père me disait toujours que seul un McMahon était capable de faire marcher cette radio.

Chris ne se doutait toujours de rien, mais comme prévu, il fallait bien qu'une connerie sorte de sa bouche, même sans qu'il n'en ait conscience ! Puis c'était bien la première fois qu'il voyait quelqu'un d'autre comprendre comment ça marchait sans connaître les instructions.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeVen Jan 15, 2016 8:16 am

- J'ai pas dit que je le ferais. J'ai dit que j'essaierai... Savez-vous où on pourrait la trouver?

Ca me fait de plus en plus drôle de vouvoyer mon frère. Mais je ne peux pas me faire remarquer. Je ne veux pas qu'on fasse le rapprochement. Pendant des années je n'ai pas vu ce frère que j'aimais. Je me suis enfui, je n'ai pensé qu'à moi, je le reconnais, et je m'en veux maintenant. Heureusement que les années m'ont permis de rester inflexible, au moins en apparence. Aussi, c'est toujours impassible que je tripatouille la radio. Surtout par habitude. J'ai du bosser dessus toutes les nuits pendant au moins... 5 ans avant de connaître par coeur cette foutue machine. Je retire le composant et sursaute à moitié quand Chris parle. Je me suis fait avoir en beauté. Oui, y'a que un McMahon qui puisse connaitre la composition de la radio. Je ne sais plus quoi dire, je tripatouille ce que je viens de retirer.

- Oui... Probablement, c'est... C'est une radio de la Seconde Guerre Mondiale. Y'a pas beaucoup de monde qui devrait pouvoir s'en servir. Il faut que je change de sujet, parce que là, ça devient délicat. J'ai pas envie de me fourvoyer. Vu comment il a parlé, il n'a pas l'air de faire le rapprochement. Donc pour le moment, tout va bien, mais je dois faire attention désormais. Il est loin d'être bête. Est-ce que... vous voulez faire passer un message à votre frère également? Vu qu'il ne veut pas parler à notre père. Je sais que j'ai "disparu", que notre père a placardé ma tête sur les briques de lait pendant des années, mais comme je ne suis pas sensé le savoir... Je demande. Et puis, je veux savoir s'il a toujours du ressenti contre moi. J'ai besoin de savoir. Je comprendrais, mais j'ai besoin de savoir...

Je n'arrête pas de regarder la radio. Elle a hanté mes nuits tellement de fois... Je soupire. Je me redresse et retourne près du tableau du paternel. Je l'avais oublié ce tableau. Arthur McMahon Senior est trop imbu de sa personne. Il accroche un tableau immense et pour le reste de sa famille, il fait une petite photo, à l'autre bout de la pièce. Je soupire une nouvelle fois. Ghost revient précipitemment.

- Scarecrow. On a plusieurs infectés qui viennent par ici.

Je tourne mon regard sur Chris. Normalement, la procédure dit qu'il faut rentrer, ne pas se préoccuper des civils, mais... il s'agit de mon frère et l'abandonner à nouveau... Je ne sais pas, je ne peux pas. Je hoche la tête pour prendre en compte ce qu'il vient de dire. Si il précise, c'est qu'il y en a trop pour faire du SAK (du Shoot and Kill, quoi).

- Très bien, on va y aller. Je me tourne vers Chris. On va vous emmener jusqu'à une zone où vous serez en sécurité.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeDim Fév 21, 2016 8:23 pm

Ou est-ce qu’on pouvait trouver sa copine… c’était une bonne question. Chris l’imaginait souvent, à l’abris, souriante, en train de peindre ou d’écouter de la musique. Là bas, dans le monde normal, celui des vivants.

Chris: Elle doit être à Amsterdam.

Chris aurait tellement aimé entendre le son de sa voix. Mais voir le militaire désactiver la radio le faisait revenir sur Terre : il n’avait pas été très futé sur le coup. Il aurait du être plus discret. Et si la Quarantaine durait des années ? Allait-il reconnaître le monde après avoir vécu dans l’horreur? Et puis, le militaire lui demanda s’il voulait passer un message à son frère. Son frère ? Cette blague. Il y eut un feeling étrange dans l’air. Déjà, le militaire avait l’air autant attaché à cette radio que Chris. Et puis, il y avait autre chose. Un truc indéfinissable. Comme un lien qui existait déjà entre lui et le mec qui bricolait la radio exactement comme son père, son grand-père, et lui.

Chris: Je ne sais même pas à quoi mon frère pourrait ressembler maintenant alors…je sais pas, vous pouvez lui dire de m’envoyer une photo par la poste ?

Le militaire était revenu vers le portrait du père, et de voir les deux l’un à côté de l’autre, il y a avait comme un étrange air de famille. Peut-être que c’était le stress qui redescendait, ou peut-être que Chris perdait complètement le sens de la réalité. Mais il avait l’impression qu’il devait répondre sincèrement, et dire tout ce qu’il aurait toujours voulu dire à son frère. Pourquoi est-ce qu’il avait l’impression que toutes les réponses étaient présentes dans cette pièce ?

Chris: Je peux vous demander votre nom ?

Chris avait cette petite voix en lui qui lui soufflait cette question depuis un bon moment. Et au fond, il la posait parce qu’il avait vu trop de films et qu’il avait envie qu’on lui réponde : Arthur. Et que plus il y pensait, plus le militaire lui faisait penser à son frère. Enfin, à une des centaines de versions de son frère qu’il avait imaginé au fil du temps. Mais qu’est ce qu’il aurait été faire à l’armée ? Non… enfin… non ? En tout cas, il aurait vers cet âge là, et ça expliquerait beaucoup de choses. Parce que lui dire que c’était une radio de la seconde guerre mondiale, d’accord. Mais connaître les trucs et astuces de cette radio là…c’était pas possible que ce soit un coup de chance. Et c’était peut-être la première fois qu’il s’était sentit vraiment en sécurité depuis le début de la Quarantaine. Puis le fait d’être là, dans cette maison, à parler avec un inconnu qu’il avait l’impression d’avoir déjà vu quelque part, c’était comme si tout était à sa juste place. Peut-être qu’ils s’étaient croisés lorsque Chris était élève à l’armée. Peut-être qu’en apprenant son nom, il allait réaliser que c’était un des instructeurs. Parce que non, non, ça ne pouvait pas être son frère. Il y avait des dizaines d’explications bien plus simples…

Au fond, Chris voulait juste savoir ce qui c’était passé. Et peut-être que Chris n’aurait jamais la réponse à tous ces questionnements, parce qu’il allait mourir avant tous les autres, à rester coincé dans cette ville de merde. C’est ce qu’il se disait lorsqu’on leur annonça que des infectés venaient par là. D’un coup, tout recommença à aller plus vite. Chris suivit le rythme, se levant rapidement et attrapant son sac, signifiant qu’il était prêt. Il n’allait pas passer sur l’opportunité d’être escorté par des mecs entraînés. Il hésita à leur dire qu’il avait été entraîné aussi, un peu, et qu’il connaissait la marche à suivre. Mais c’était plutôt cool d’être traité comme un pauvre petit civil sans défense, alors, il choisit de se taire. Son attention était plutôt dirigé sur ce militaire qui semblait de plus en plus intriguant.

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MessageSujet: Re: We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy   We can't rewind, we've gone too far. ft Jeremy Icon_minitimeMar Fév 23, 2016 10:33 pm

A Amsterdam? Ca veut dire convaincre le gouvernement américain de passer un message à un autre gouvernement pour qu'il relaie l'information? Risqué... Mais pas impossible. J'ai quelques amis en Europe, je vais voir si je peux les contacter, mais je ne promets rien. Avec la crise de Chicago, j'avoue que je me suis totalement désintéressé du reste du monde. Est-ce que le virus a vraiment été contenu ici? Mon impression est que des murs de ciment n'arrête pas quelque chose qui pourrait se propager dans les airs ou quelque chose comme ça. J'avoue que je n'aime pas trop trainer ici, dans le Chicago en quarantaine, mais c'est le seul moyen de sortir d'une routine "de garde". J'ai horreur de ne rien faire. Bref. Revenons à Chicago, à cette maison, à cette famille, à Chris. Alors que je demande s'il veut dire quelque chose à son frère, je le revois encore tout bébé. C'est limite déstabilisant. J'aimerais, sincèrement le prendre dans mes bras, m'excuser, me faire pardonner pour m'être enfui. Mais je ne suis plus Arthur McMahon junior. Je souris, compatissant à sa réponse. Il n'a aucune idée que son frère est juste devant lui. Et puis, il demande subitement mon nom. Je me retourne lentement vers lui, indiquant le scratch sur mon torse où a été brodé "J. O'Reilly O+". L'initiale de mon prénom, mon nom, mon groupe sanguin.

- O... O'Reilly... Jeremy O'Reilly.

Je crois que depuis que je porte ce nom-là, depuis que je me suis fait ces faux papiers que c'est le moment le plus difficile pour moi de donner ce nom. Quand j'ai inventé ce nom, j'étais tellement heureux de me débarrasser de l'ancien. Et maintenant, c'est presque comme si je regrettais. Je suis Jeremy O'Reilly. Je ne peux plus être Arthur McMahon, parce que cela fait trop longtemps, parce que si jamais quelqu'un venait à le découvrir, je serais envoyé en Cour Martiale, parce que mon père, pardon, notre père ne me le pardonnerait jamais. Qu'il pense que je suis mort, cela vaut mieux. Pour tout le monde. Je tapote sur le haut de la radio, comme pour dire véritablement au revoir à ce mastodonthe de technologie dépassée. C'est là qu'arrive Ghost, pour prévenir de l'arrivée imminente d'un trop gros nombre d'infectés. Ok, pas question de moisir ici donc et pas question de laisser Chris tout seul non plus. Je décide de l'emmener avec nous, au moins jusqu'à ce qu'on trouve un abri sûr. D'ailleurs, je remarque bien vite un reste d'éducation stricte et militaire qu'il a dû recevoir dans sa prime jeunesse. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, Chris est déjà prêt, le minimum d'encombrants sur lui : juste un sac.

- Vous allez rester avec moi et c'est pas le moment de faire une démonstration de super-héros, les super-héros, c'est nous.

Je dis peut-être ça sur le ton de la plaisanterie, mais je ne rigole pas. C'est nous les militaires entrainés, c'est nous qui devons protéger la population, pas l'inverse. Alors j'espère pour lui qu'il va sagement m'écouter, rester coller à mes basques et surtout ne pas jouer les cinglés. Je sais qu'à l'époque où j'étais encore à la maison, notre père gardait une ou deux grenades de la WW2. Peut-être que Chris les a dans son sac, j'en sais rien, mais j'ose pas lui demander parce que sinon, ça reviendrait à trop m'exposer au fait que j'en sache un peu trop sur cette famille. Tous mes hommes se retrouvent dans l'entrée, Samurai m'explique la situation et je donne mes ordres rapidement. On ne perd aucune seconde et on sort de la barraque. Les Deltas envahissent la rue comme une armée de cafards s'éparpillant partout, couvrant toutes les issues. Et au pas de course s'il vous plait. Restant près de Chris, je guide ce dernier loin de cette maison qu'il a connu, que je n'ai pas connue mais qui ressemble tellement à celle que moi, j'ai connue.

* * *

Il y a des infectés partout. Bon sang, je n'ose même pas imaginé ce qu'il aurait fait si nous n'avions pas été là. Les munitions fondent à vue d'oeil et on doit sélectionner les cibles les plus loin si nous ne voulons pas être à court de munitions. Dans le chaos le plus total, j'ai été séparé de mes hommes, ces derniers ont trouvé refuge dans un abri et Chris et moi avons dû continuer notre route, entrainant, sans le vouloir, la majorité des zombies. Pour le moment, on peut souffler un peu. On doit se trouver dans un café... ou quelque chose comme ça... L'odeur de mort est presque insupportable et rapidement, je vais jusqu'à la gazinière. Ca fonctionne toujours. Génial. Le gaz n'étant pas relié à l'électricité, les bruleurs fonctionnent donc. Je colle rapidement une poèle et fous le contenu d'un pot de fèves de café dedans. Au moins, on aura une bonne odeur. Je contacte ensuite mon unité par la radio.

- Samurai, tu prends le commandement. Vous rentrez au Mur. Je m'occupe du civil. Terminé. Bon, c'est l'heure de faire les comptes. Je fouille rapidement mes poches, il me reste deux chargeurs pour mon M4, et deux autres chargeurs pour mon M11. Quant à mes propres grenades, il me reste une seule grenade à fragmentation. Où est-ce que vous devez aller? Vous avez un endroit... sûr? C'est là que je vois une ombre bouger, du coin de l'oeil. Presque imperceptible. Mon sang se glace et je sors le M11 de son holster contre ma cuisse. CHRIS! BAISSE-TOI! A TERRE! La peur, la panique... que voulez-vous, mais derrière mon frère se dresse un infecté et lui, il s'en fiche royalement de qui est qui...

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Braddock : Je mets les pieds où je veux, Little John… et c'est souvent dans la gueule.
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